Aller au contenu
←Retour au glossaireVie & prévoyance

Garantie plancher en cas de décès

Ses 4 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Option d'un contrat en unités de compte qui garantit au bénéficiaire, en cas de décès, au moins le montant des primes versées, même si les marchés ont baissé.

Définition

Sur un contrat en unités de compte, l'assureur ne garantit que le nombre de parts, pas leur valeur : si les marchés baissent, le capital baisse. La garantie plancher corrige ce risque dans un cas précis, le décès de l'assuré. Si, au jour du décès, la valeur du contrat est inférieure au cumul des primes versées, nettes des rachats, l'assureur verse la différence au bénéficiaire. Des variantes existent : plancher indexé, qui garantit les primes revalorisées à un taux fixe, ou plancher cliquet, qui garantit la plus haute valeur atteinte à une date anniversaire. La garantie a un coût, prélevé en général chaque mois sur l'épargne sous forme d'une prime de risque décès calculée sur l'écart entre plancher et valeur, l'âge de l'assuré et la table de mortalité. Elle est souvent plafonnée en montant et limitée à un âge, 75 ou 80 ans, au-delà duquel elle cesse. Pour l'assureur, elle combine risque de mortalité et risque de marché : les pertes surviennent quand un décès coïncide avec une baisse des marchés, ce qui en fait une option de vente sur la valeur du contrat exercée au décès. Les rentes variables américaines portent la même garantie à grande échelle, et leurs couvertures ont coûté très cher aux assureurs lors de la crise de 2008.

Exemple

Cas d'école : une assurée de 68 ans a versé 150 000 euros sur un contrat en unités de compte avec garantie plancher. Elle décède après une chute des marchés, alors que son contrat ne vaut plus que 118 000 euros : l'assureur verse 150 000 euros à son fils, dont 32 000 au titre de la garantie.

Termes associés
Également connu sous

garantie plancher, GMDB, guaranteed minimum death benefit

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.