Table de mortalité
Suite de probabilités de décès par âge qui sert à tarifer et à provisionner tout engagement dont l'échéance dépend de la vie d'une personne.
Depuis le 21 décembre 2012, date fixée par l'arrêt Test-Achats du 1er mars 2011, les tables françaises TH et TF 00-02 ne peuvent plus fonder deux tarifs différents. Elles avaient été construites séparément pour les hommes et pour les femmes. Une table de mortalité donne, pour chaque âge, la probabilité qu'une personne vivante décède dans l'année. Par construction, elle donne aussi la population survivante à chaque âge à partir d'une cohorte initiale conventionnelle. Elle est l'instrument de base de toute l'assurance de personnes : le prix d'un capital décès et celui d'une rente viagère se calculent sur la même suite de probabilités, mais en sens opposé. L'assureur décès perd si l'on meurt trop tôt, l'assureur rentes si l'on vit trop longtemps. En France, les tables réglementaires sont homologuées par arrêté. Elles distinguent les engagements en cas de vie des engagements en cas de décès, et les premiers doivent être générationnels pour tenir compte de l'allongement de la durée de vie. Une table trop optimiste sur la mortalité sous-tarife les rentes et surtarife les capitaux décès. L'erreur ne se voit qu'après des années, et elle ne se corrige pas sur un portefeuille déjà souscrit. Le problème résolu : un engagement pris pour quarante ans sur un aléa individuel imprévisible, mais dont la moyenne collective est remarquablement stable.
L'arrêt Test-Achats de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu le 1er mars 2011, a interdit la tarification par le sexe à compter du 21 décembre 2012. Les tables françaises TH et TF 00-02, construites séparément pour les hommes et pour les femmes, servent toujours au provisionnement mais ne peuvent plus fonder deux tarifs différents. L'écart d'espérance de vie à la naissance entre les deux sexes dépassait alors six ans en France.
table de survie, TH TF 00-02
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