Inondation des réserves de musée
Risque que les réserves d'un musée, souvent situées en sous-sol, soient inondées par une crue ou une rupture de canalisation, menaçant en une fois des dizaines de milliers d'objets non exposés.
La majeure partie des collections d'un musée n'est pas exposée : elle dort dans des réserves, historiquement installées en sous-sol, faute de place ailleurs. Dans une ville traversée par un fleuve, ces réserves sont exposées aux crues, et partout aux fuites et ruptures de canalisations ou aux eaux d'extinction d'un incendie. Le dommage est massif et rapide, car l'eau atteint en même temps des milliers d'objets fragiles, papiers, textiles, bois peints. La prévention repose sur un plan de sauvegarde des œuvres, qui hiérarchise les objets à évacuer en priorité et organise les équipes et les moyens, sur le déplacement des réserves hors des zones inondables et sur la surveillance des niveaux d'eau. Pour les collections assurées, le souscripteur regarde l'emplacement des réserves, leur altitude par rapport aux plus hautes eaux connues et la réalité du plan d'évacuation, souvent davantage que la valeur des œuvres exposées.
Lors de la crue de la Seine de juin 2016, le Louvre a fermé ses portes pour mettre à l'abri des œuvres de ses réserves inondables ; il a ouvert en 2019 à Liévin un centre de conservation destiné à accueillir quelque 250 000 œuvres jusque-là stockées en zone inondable.
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