Nom du Lloyd's
Membre du Lloyd's qui apporte du capital à un syndicat. Autrefois une personne physique à responsabilité illimitée, aujourd'hui surtout une personne morale à responsabilité limitée.
En 1996, le plan Reconstruction and Renewal a sorti du Lloyd's les engagements des années de souscription 1992 et antérieures, pour les réassurer dans Equitas, que Berkshire Hathaway a repris en 2006. C'était la fin du modèle des Names. Pendant près de trois siècles, le capital du marché était venu de personnes physiques qui engageaient tout leur patrimoine, jusqu'au dernier bouton de manchette, disait-on. Le modèle donnait beaucoup de capacité pour peu de capital immobilisé, puisque la garantie était la fortune personnelle et non des fonds versés. Il a cédé sous l'amiante, la pollution et les health hazards américains des années quatre-vingt. La spirale LMX a aggravé les pertes : des syndicats se rétrocédaient en boucle les mêmes pertes d'excédent de sinistres, jusqu'à les concentrer chez quelques-uns. Des milliers de Names ont été ruinés entre 1988 et 1992. Le capital des personnes morales est admis depuis 1994 et a vite pris la majorité ; les Names à responsabilité illimitée ne pèsent plus qu'une part marginale de la capacité. La leçon vaut au-delà du Lloyd's. Une capacité adossée à des engagements non provisionnés paraît gratuite tant que la queue longue ne s'est pas matérialisée.
La crise des Noms culmine entre 1988 et 1992, avec des pertes cumulées de plusieurs milliards de livres et plusieurs milliers de membres ruinés. En 1996, le plan de reconstruction et de renouvellement transfère les engagements antérieurs à 1993 vers le véhicule Equitas. Le capital social admis depuis 1994 devient vite majoritaire : le Lloyd's d'aujourd'hui est financé presque entièrement par des personnes morales.
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