Perte de valeur après restauration
Moins-value qui reste sur une œuvre une fois réparée, parce que le marché paie moins cher un objet dont l'histoire porte un accident.
Une toile déchirée puis parfaitement refaite n'est plus la même sur le marché : l'acheteur lit la restauration dans le dossier, la lumière rasante la trahit, et la cote baisse. Cette décote, que l'on appelle perte de valeur ou dépréciation après restauration, est distincte du coût de la restauration. Beaucoup de polices la garantissent par une clause expresse, à condition de la prouver : deux experts indépendants ou une comparaison avec des ventes de l'artiste. L'indemnité totale, restauration plus moins-value, ne dépasse en général pas la valeur assurée. C'est le terrain des contre-expertises, parce que le montant n'a pas de facture : il tient à l'avis d'un marché. Une œuvre sur papier ou un tableau de petit format décote souvent moins qu'un grand format bien documenté, dont l'état était un argument de vente.
Cas d'école : le tableau de 240 000 € restauré pour 18 000 € est estimé par deux experts à 205 000 € après réparation, soit 35 000 € de moins. L'assureur paie 18 000 € de restauration et 35 000 € de dépréciation, 53 000 € au total, sous la valeur assurée.
dépréciation d'une œuvre restaurée, décote après restauration, moins-value d'une œuvre réparée, diminution de valeur de l'œuvre
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