Perte maximale probable d'un lancement (MPL de la FAA)
Montant que l'administration fédérale de l'aviation calcule pour chaque licence de lancement américaine, et jusqu'auquel l'opérateur doit s'assurer envers les tiers.
Une responsabilité illimitée envers les tiers rendrait un lancement inassurable, puisqu'aucun marché ne couvre un plafond qui n'existe pas. Le droit américain a résolu ce problème en trois étages. Pour chaque licence, l'administration calcule la perte maximale probable que le lancement pourrait causer aux tiers et aux biens fédéraux, et l'opérateur doit s'assurer à hauteur de ce montant, dans la limite d'un plafond légal. Au-dessus, l'État fédéral peut prendre en charge les indemnités jusqu'à un second plafond, sous réserve d'un crédit voté par le Congrès, et l'opérateur redevient seul responsable au-delà. Le calcul de la perte maximale probable est donc à la fois un montant d'assurance et une frontière entre le marché et la garantie publique, ce qui explique qu'il soit âprement discuté à chaque nouveau lanceur.
Les amendements de 1988 au Commercial Space Launch Act fixent le plafond d'assurance exigible à 500 millions de dollars pour les tiers et à 100 millions pour les biens fédéraux ; au-dessus, l'État fédéral peut couvrir jusqu'à 1,5 milliard de dollars de 1988, réévalués de l'inflation, soit plus de 3 milliards aujourd'hui.
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