Plan d'activité du syndicat (Syndicate Business Forecast)
Plan que chaque syndicat dépose chaque année auprès de la Corporation du Lloyd's : primes par classe, tarifs, ratios attendus, réassurance. Sans approbation, le syndicat ne souscrit pas.
Pour le millésime 2019, la Corporation du Lloyd's a renvoyé aux agences de gestion une partie de leurs plans avec une consigne simple : redresser ou fermer le décile le moins rentable de chaque portefeuille. Le support de la discussion était le Syndicate Business Forecast, le plan que chaque syndicat dépose chaque année pour le millésime suivant : primes brutes par classe, ventilées selon les codes de risque du Lloyd's, hypothèses de variation tarifaire, loss ratios attendus, programme de réassurance, frais, résultat projeté. Il part avec le dossier de capital, parce qu'un plan qui grossit appelle plus de capital, et la Corporation instruit les deux ensemble. Elle approuve, approuve sous conditions ou avec des réductions, ou refuse, et un syndicat sans plan approuvé ne souscrit pas. Longtemps l'approbation a passé pour une formalité : le marché croissait, les plans aussi. Depuis 2018, elle filtre. La croissance est plafonnée sur les classes déficitaires, les hausses de taux supposées doivent se justifier, et un plan dont le ratio combiné projeté repose sur des tarifs que le marché n'a pas encore donnés revient à l'agence. En cours d'année, la Corporation compare les chiffres réels au plan, et un écart au-delà des tolérances oblige à redemander son accord. Le défaut tient au calendrier. Le plan se juge sur les hypothèses de l'agence, et un loss ratio attendu optimiste tient tant qu'aucun millésime clos ne l'a démenti, c'est-à-dire trois ans plus tard au moins. Les souscripteurs le savent, et l'examen porte de plus en plus sur l'écart entre les plans passés et les résultats arrivés. À ne pas confondre avec l'appétence de souscription, document interne de l'agence, ni avec la revue Decile 10, campagne ponctuelle menée à travers ces plans.
Cas d'école : une agence dépose pour son syndicat un plan de 400 millions de livres, dont 200 en dommages, 120 en cyber et 80 en maritime. La Corporation accepte le dommage et le maritime, mais ramène le cyber à 90 millions, faute de preuve sur la hausse tarifaire supposée. Plan approuvé : 200 + 90 + 80 = 370 millions. Avec un loss ratio attendu de 58 % et un taux de frais de 32 % sur le cyber, les 30 millions retirés emportent 30 x 0,58 = 17,4 millions de sinistres attendus et 9,6 millions de frais : le résultat attendu de la classe baisse de 30 - 17,4 - 9,6 = 3 millions.
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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