Récolement des collections
Vérification pièce par pièce des collections d'un musée ou d'un particulier contre l'inventaire, dont le résultat fixe la valeur déclarée et révèle les œuvres manquantes.
En France, la loi de 2002 sur les musées impose aux musées de France un récolement tous les dix ans. Chaque œuvre est retrouvée, identifiée, comparée à son inscription à l'inventaire, vérifiée dans son état. Pour l'assureur, c'est la pièce qui dit quelles œuvres existent et où elles se trouvent. Un récolement révèle toujours des écarts : objets déplacés sans mention, œuvres déposées dans une autre institution et oubliées, pièces disparues depuis des décennies. Il faut alors qualifier chaque cas entre perte, vol ou simple erreur d'enregistrement. La question d'assurance est directe : une œuvre qu'on ne retrouve pas ne peut pas être déclarée volée sans plainte ni date. Or la police ne répond qu'à un événement daté. Chez un particulier, la démarche est la même, sans cadre légal. L'inventaire daté et photographié fonde la valeur convenue, et c'est le premier document que l'expert demande après un sinistre. Un registre à jour permet aussi de répondre vite à la police en cas de vol.
Cas d'école : le récolement d'un musée de province compte 12 400 objets et n'en retrouve pas 87 inscrits depuis 1950. Parmi eux, trois huiles du XVIIIe siècle dont la valeur est estimée à 300 000 euros. Le musée dépose plainte, les inscrit au fichier des biens volés et ne déclare aucun sinistre à l'assureur, faute de date.
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