Aller au contenu
←Retour au glossaireRisques spéciaux

Registre des œuvres volées

Bases d'objets volés ou disparus, privées comme l'Art Loss Register ou publiques comme celles d'Interpol et de l'OCBC, consultées avant une vente, un prêt ou un règlement, où les assureurs inscrivent les œuvres qu'ils ont payées.

Définition

L'Art Loss Register est une société privée installée à Londres, fondée au début des années 1990 et financée à l'origine en partie par des assureurs et des maisons de vente. Elle tient une base d'œuvres volées, disparues ou litigieuses, que les maisons, les marchands et les foires interrogent avant de mettre une pièce en vente, et qui délivre un certificat de recherche. À côté, les bases publiques : celle des œuvres d'art volées d'Interpol, alimentée par les polices nationales, et en France Treima, tenue par l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Pour l'assureur, le registre sert après le règlement. Quand il a payé un vol, il devient en général propriétaire de l'œuvre ou titulaire de ses droits, et il l'inscrit. Des années plus tard, la pièce ressurgit dans un catalogue de vente, la recherche la signale, le lot est retiré et l'assureur revendique. La police prévoit alors le plus souvent une clause de rachat : l'assuré peut reprendre son œuvre en remboursant l'indemnité. Côté marchand, la consultation fait partie de la diligence attendue, avec la provenance et l'identité du vendeur, et un acheteur qui l'a négligée a du mal à plaider la bonne foi devant le propriétaire volé. La limite est connue : une base ne trouve que ce qu'on y a mis. Une œuvre volée jamais déclarée, ou décrite sans photo, passe la recherche, et le certificat ne dit rien de plus que « rien trouvé ». À ne pas confondre avec le catalogue raisonné, qui recense les œuvres d'un artiste et non leur sort, ni avec la garantie vol, qui indemnise la perte sans dire comment retrouver l'objet.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Registre des œuvres volées : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : en 2015, un assureur paie 300 000 euros pour une gouache volée chez un collectionneur, et l'inscrit au registre. En 2024, elle apparaît dans une vente avec une estimation de 500 000 euros. La recherche la signale, le lot est retiré. La police donne à l'assuré la faculté de racheter l'œuvre au montant de l'indemnité : il rembourse 300 000 euros et récupère une pièce qui en vaut 500 000. S'il renonce, l'assureur la revend à son compte.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

Art Loss Register, base Interpol des œuvres d'art volées, Treima, fichier des biens culturels volés, recherche d'antécédents d'une œuvre

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.