Aller au contenu
←Retour au glossaireMarchés

Rehausseur de crédit (monoline)

Assureur spécialisé qui garantit le service d'une dette obligataire, et dont la note se transmet à l'emprunteur jusqu'à ce qu'elle se perde.

Définition

En janvier 2008, les agences commencent à retirer leur triple A à Ambac, puis à MBIA. Des milliers d'obligations municipales américaines perdent leur note en même temps que leur garant, alors que le crédit des collectivités émettrices n'a pas bougé. Le rehausseur, ou monoline, garantit le paiement des intérêts et du principal d'une émission : l'emprunteur lève à la note du garant et lui cède une partie de l'économie de taux sous forme de prime. Sur le muni, dont le taux de défaut historique est très faible, le modèle a tenu des décennies. Il reposait sur une condition que les prospectus n'écrivaient pas. Le wrap ne vaut que tant que le garant est mieux noté que le garanti, et chaque cran perdu par le monoline se répercute sur tout son stock d'émissions. En étendant la garantie aux titrisations de crédits immobiliers et aux tranches super senior de CDO, les monolines ont adossé des engagements notés AAA à un risque corrélé que la taille du portefeuille ne diluait plus. Le transfert de risque avait déplacé la corrélation vers le bilan du garant, et la garantie s'est comportée en actif réflexif. Le muni wrappé existe toujours, sur une part du marché primaire bien plus faible qu'avant 2008.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Rehausseur de crédit (monoline) : illustration de la fiche Marchés du glossaire AlgoPolis
Exemple

Les dégradations successives des rehausseurs américains MBIA et Ambac à partir de janvier 2008 ont entraîné la perte du triple A de milliers d'émissions municipales qu'ils garantissaient, alors que la qualité de crédit de ces collectivités n'avait pas changé.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

monoline, rehausseur de crédit, financial guaranty insurer, assureur de crédit obligataire

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.