Réseaux de soins
Conventions passées par les complémentaires santé avec des opticiens, dentistes ou audioprothésistes, qui obtiennent des prix encadrés en échange d'un flux de patients ; la loi de 2014 a autorisé les mutuelles à mieux rembourser dans le réseau.
Dans les postes où les prix sont libres et les restes à charge élevés, optique, dentaire, audiologie, les complémentaires santé ne sont pas de simples payeurs : elles peuvent peser sur les prix. Les réseaux de soins sont l'outil de ce pouvoir d'achat. Une plateforme, souvent commune à plusieurs organismes, sélectionne des professionnels qui acceptent des tarifs plafonnés, des engagements de qualité et le tiers payant ; en échange, les assurés sont orientés vers eux. Longtemps, les mutuelles ne pouvaient pas moduler leurs remboursements selon que l'assuré passait ou non par le réseau, contrairement aux sociétés d'assurance et aux institutions de prévoyance. La loi n° 2014-57 du 27 janvier 2014, dite loi Le Roux, a levé cette interdiction et encadré les réseaux : adhésion ouverte aux professionnels qui respectent des critères objectifs pour l'optique et les audioprothèses, pas de conventionnement fermé en optique, libre choix du professionnel maintenu pour l'assuré. Les réseaux divisent : les assureurs y voient une maîtrise des coûts et une lutte contre les abus, les syndicats de professionnels une atteinte au libre choix et une pression sur la qualité. La réforme dite 100 pour cent santé, en créant un panier sans reste à charge, a réduit une partie de leur justification.
Cas d'école : un assuré a besoin de lunettes progressives facturées 700 euros chez un opticien hors réseau, remboursées 350 euros. Chez un opticien du réseau de sa mutuelle, le même équipement coûte 480 euros et le remboursement majoré laisse 30 euros à sa charge, sans avance de frais.
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