Retrait actif de débris
Mission dédiée à capturer et désorbiter un objet inerte déjà en orbite, seul remède à un encombrement que la seule prévention ne résorbe plus.
Le retrait actif de débris envoie un engin capturer un objet inerte déjà en orbite, étage de lanceur abandonné ou satellite hors service, pour le désorbiter ou l'écarter. La désorbitation en fin de vie, elle, est une obligation qui pèse sur l'exploitant d'un satellite encore manoeuvrable. Le retrait actif vise des objets que personne ne commande plus, dont beaucoup datent d'avant toute règle de fin de vie. Depuis les années deux mille, les modèles d'environnement orbital concluent que le respect intégral des règles de désorbitation ne suffit plus à stabiliser la population de débris en orbite basse. Il faudrait retirer quelques gros objets par an. Le procédé devient ainsi une condition de l'assurabilité future plutôt qu'une curiosité technique. Les difficultés sont autant juridiques que techniques. Le Traité de l'espace de 1967 maintient la juridiction de l'État d'immatriculation sur son objet : on ne capture pas un débris sans l'accord de l'État qui l'a lancé, même s'il est abandonné depuis trente ans. Pour l'assurance, la mission de retrait cumule les deux profils les plus difficiles à tarifer, le vol de démonstration et le rapprochement avec une cible non coopérative.
L'Agence spatiale européenne a signé en novembre 2020 avec le consortium ClearSpace un contrat d'environ quatre-vingt-six millions d'euros pour la première mission de retrait d'un débris. La cible : un adaptateur de charge utile Vespa laissé en orbite par un lanceur Vega en 2013. En août 2023, l'agence a annoncé que la cible elle-même avait été percutée par un débris et fragmentée. Le problème avait couru plus vite que le remède.
ADR, active debris removal, nettoyage orbital, capture de débris
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