Service company (Lloyd's)
Société détenue par une agence de gestion ou son groupe, agréée comme coverholder, qui souscrit pour les syndicats de cette agence, et pour d'autres seulement sous conditions, en région, à l'étranger ou sur des affaires de détail.
Un courtier de Leeds, qui n'est pas courtier du Lloyd's, veut placer la flotte d'un transporteur régional et n'a aucune raison de prendre le train pour Lime Street. Le syndicat qui veut cette affaire ouvre à Leeds un bureau, et ce bureau est une service company : une société que l'agence de gestion, ou son groupe, détient et qui reçoit de l'agence une autorité de souscription pour ses propres syndicats ; écrire pour une agence tierce reste possible, mais le Lloyd's l'encadre. Le Lloyd's l'agrée comme un coverholder, la porte au même registre et lui applique le même cadre de délégation, avec une différence de fond : le délégataire et le délégant appartiennent au même groupe. Les souscripteurs du bureau sont des salariés du groupe, le barème vient de l'agence, la commission devient un transfert interne et le contrôle se fait par la ligne hiérarchique plutôt que par un audit de tiers. On en trouve dans les régions britanniques, sur les petites affaires de détail que la salle ne verrait jamais, et à l'étranger, là où la réglementation locale demande une entité sur place ; plusieurs plateformes du Lloyd's hors de Londres reposent sur ce montage. Le point faible tient au même trait que l'avantage. Comme l'agence se surveille elle-même, la tentation est d'alléger ce qu'elle exigerait d'un coverholder indépendant, et c'est au bureau régional qu'un barème dérive sans que personne à Londres ne relise les bordereaux. Le Lloyd's n'en tient pas moins l'agence responsable de tout ce que le bureau écrit. À ne pas confondre avec le coverholder indépendant, courtier ou MGA hors du groupe, ni avec Lloyd's Brussels, qui émet les polices européennes pour tous les syndicats.
Cas d'école : un syndicat écrit 10 millions de livres de petites affaires dommages en région. Par un coverholder indépendant, il paierait 27,5 % de commission, soit 2,75 millions. Par sa service company, le bureau coûte 1,6 million de frais et la commission versée au courtier local 0,3 million : 1,9 million en tout. L'écart, 0,85 million, reste au groupe, qui porte en échange les loyers, les salaires et le risque de dérive du barème que l'audit d'un tiers aurait pu relever.
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