Surmortalité des actifs assurés (2021)
En 2021, les assureurs vie et prévoyance collective américains ont constaté chez les assurés de 18 à 64 ans une surmortalité de l'ordre de 40 %, quatre fois un choc bicentenaire.
Les portefeuilles d'assurance décès collective couvrent des salariés, une population réputée en meilleure santé que la moyenne, ce qui fonde des tarifs bas. La pandémie de Covid-19 a frappé d'abord les plus âgés en 2020, puis, avec le variant Delta en 2021, les âges actifs, c'est-à-dire précisément ces portefeuilles. Les assureurs ont alors observé un rapport entre décès constatés et attendus très au-delà des scénarios de choc prudentiels, calibrés sur une hausse d'environ 10 à 15 % pour un événement bicentenaire. L'épisode a montré trois choses : les causes indirectes (soins différés, surdoses) gonflent la surmortalité au-delà des décès attribués au virus ; un choc peut durer plusieurs années ; et les rentes, qui gagnent quand la mortalité monte, ne compensent qu'en partie les portefeuilles décès.
Le 30 décembre 2021, lors d'une conférence de presse de la chambre de commerce de l'Indiana, Scott Davison, directeur général de l'assureur OneAmerica, a déclaré que la mortalité des assurés de 18 à 64 ans dépassait de 40 % le niveau d'avant la pandémie au troisième trimestre 2021, alors qu'une catastrophe bicentenaire n'aurait représenté que 10 %. Pour la population générale, la Society of Actuaries a mesuré un rapport décès constatés sur attendus de 122 % sur avril à décembre 2020 et de 117 % sur 2021, le plus élevé aux âges 35-64.
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