Risque de mortalité
Risque qu'un assureur subisse des pertes du fait de décès plus nombreux ou plus précoces qu'anticipé sur un portefeuille vie.
Le risque de mortalité, c'est perdre de l'argent parce que les assurés meurent plus nombreux, ou plus tôt, que ne le supposait le tarif, sur les contrats où le décès déclenche une prestation, comme l'assurance décès et la prévoyance. Il est le miroir du risque de longévité, qui concerne au contraire une survie plus longue que prévu sur les rentes. Le risque de mortalité comporte une composante de niveau, l'écart durable entre mortalité observée et tarifée, une composante de tendance, l'évolution structurelle de la mortalité, et une composante de catastrophe, une surmortalité brutale liée à une pandémie, une catastrophe ou un événement extrême. La pandémie a rappelé la matérialité du risque de mortalité catastrophe pour les assureurs et réassureurs vie. Pour gérer ce risque, les assureurs recourent à la réassurance, à la diversification, et aux instruments de transfert vers les marchés de capitaux comme les obligations de mortalité. La modélisation s'appuie sur des tables et des hypothèses biométriques, dont la qualité conditionne l'adéquation de la tarification.
Cas d'école : une pandémie provoquant une surmortalité brutale matérialise la composante catastrophe du risque de mortalité, frappant simultanément les portefeuilles décès de nombreux assureurs.
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