Table de pertes annuelles (YLT)
Sortie d'un modèle catastrophe qui simule des milliers d'années fictives, chacune avec ses événements datés et leurs pertes, pour tarifer ce qui dépend du cumul dans l'année.
La table de pertes annuelles représente le risque comme une suite d'années simulées, souvent dix mille à cent mille, dont chacune contient la liste ordonnée des événements survenus, avec leur date et la perte qu'ils causent au portefeuille. Elle rend calculables les clauses que la table par événement ignore : un traité en agrégat annuel, une reconstitution payante après le premier sinistre, une clause horaire qui regroupe les dommages d'un même épisode, une couverture saisonnière. Elle garde aussi la cohérence entre périls et entre régions, puisqu'une même année simulée porte à la fois l'ouragan et la tempête qui l'ont frappée, ce qui permet d'additionner des portefeuilles sans inventer de corrélation. La courbe de dépassement annuelle s'y lit par simple classement des totaux annuels. Son prix est la taille des fichiers et l'erreur d'échantillonnage sur les tranches très hautes, touchées par trop peu d'années pour que leur tarif soit stable.
Cas d'école : sur une table de 50 000 années, un stop loss annuel qui s'attache à 60 millions d'euros de pertes cumulées est touché dans 1 150 années simulées. Sa probabilité d'attachement vaut donc 1 150 sur 50 000, soit 2,3 % par an, un chiffre qu'aucune table par événement ne pouvait donner puisqu'il dépend de l'addition des sinistres de l'année.
YLT, year loss table, period loss table, PLT
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.