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Taux de renouvellement (rétention du portefeuille)

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Part des contrats arrivés à échéance qu'un assureur renouvelle, indicateur de la stabilité et de la qualité d'un portefeuille, dont la baisse brutale signale un problème de prix, de service ou de sélection.

Définition

Le taux de renouvellement mesure la part des contrats arrivant à échéance qui sont reconduits, en nombre ou en primes. Il reflète deux décisions distinctes, qu'il faut séparer pour l'interpréter : celle de l'assuré, qui reste ou part vers un concurrent, et celle du souscripteur, qui renouvelle, modifie ou non-renouvelle. Un portefeuille dont le taux est élevé et stable coûte moins cher à entretenir, puisque l'acquisition d'une affaire nouvelle mobilise courtage et travail de souscription, et il est mieux connu, puisque chaque année ajoute de l'historique sur chaque risque. Les affaires renouvelées ont d'ailleurs en moyenne une sinistralité plus faible que les affaires nouvelles, parce qu'on connaît mieux ce qu'on garde. Une baisse brutale du taux signale un problème : prix devenu non concurrentiel, dégradation du service de gestion des sinistres, perte d'un courtier, ou volonté délibérée d'assainir le portefeuille. Dans ce dernier cas, la baisse est voulue, et elle se lit avec la sinistralité des affaires non renouvelées. Pour le souscripteur, le taux de renouvellement, le taux de transformation et la variation tarifaire forment ensemble le tableau de bord du cycle.

Exemple

Cas d'école : un portefeuille de 1 000 polices de responsabilité professionnelle en renouvelle 870, soit un taux de 87 pour cent. Sur les 130 départs, 90 sont des non-renouvellements décidés par l'assureur sur des risques déficitaires, et 40 des départs de clients vers la concurrence : la baisse apparente masque une sélection voulue.

Termes associés
Également connu sous

retention rate, renewal retention, taux de conservation du portefeuille

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