Taxe de solidarité additionnelle (TSA)
Taxe prélevée sur les cotisations des contrats de complémentaire santé, modulée selon que le contrat est responsable ou non, qui finance notamment la complémentaire santé solidaire.
Les contrats de complémentaire santé ne sont pas soumis à la taxe sur les conventions d'assurance de droit commun, mais à une taxe propre, la taxe de solidarité additionnelle, prévue par le code de la sécurité sociale. Elle est calculée sur les cotisations et collectée par les organismes complémentaires, qui la répercutent sur les assurés. Son taux est l'outil principal de la politique publique en santé complémentaire : il est d'environ 13 pour cent pour les contrats responsables et solidaires, et nettement plus élevé, de l'ordre de 20 pour cent, pour les contrats qui ne respectent pas le cahier des charges ou qui sélectionnent les assurés selon leur état de santé. L'écart suffit à rendre les contrats non responsables marginaux sur le marché. Le produit de la taxe finance le fonds qui prend en charge la complémentaire santé solidaire des ménages modestes, ce qui en fait un mécanisme de redistribution interne au marché : chaque assuré contribue à la couverture de ceux qui n'en ont pas les moyens. La taxe pèse de façon significative sur le prix final des contrats, et son évolution est un enjeu récurrent des lois de financement de la sécurité sociale. Pour l'analyste, elle montre comment l'État oriente un marché privé sans l'administrer, par la fiscalité plutôt que par l'interdiction.
Cas d'école : une mutuelle propose deux contrats de même niveau de garanties, l'un responsable, l'autre non. Pour une cotisation hors taxe de 1 000 euros, l'assuré paie environ 1 130 euros pour le premier et 1 200 euros pour le second ; la différence de taxe suffit à orienter presque toute la clientèle vers le contrat responsable.
TSA, taxe de solidarité additionnelle, taxe sur les contrats de complémentaire santé
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