Aller au contenu
←Retour au glossaireRéassurance

Acceptation spéciale (special acceptance)

Accord écrit par lequel les réassureurs d'un traité acceptent d'y faire entrer un risque que le texte exclut ou qui dépasse sa capacité, sans passer par une facultative.

Définition

Une cédante dommages a un traité en excédent de plein de dix pleins, une exclusion des raffineries et un territoire limité à l'Europe. Arrive une raffinerie au Maroc. Plutôt que de monter une facultative pour ce seul risque, elle demande aux réassureurs du traité une acceptation spéciale. C'est un accord écrit, propre à ce risque, qui le fait entrer dans le traité aux conditions du traité. La pratique vient de Londres, où les traités dommages et énergie portent souvent une clause qui l'organise, et elle sert aussi bien à lever une exclusion de nature qu'à dépasser la capacité ou le territoire. Le risque spécialement accepté suit ensuite le traité en tout : même partage, même commission, même règlement des sinistres. Tout se joue sur la preuve. Un accord donné par téléphone, ou par le seul apériteur alors que le traité exige l'accord de chaque réassureur, ne vaut rien le jour où la raffinerie brûle et où un réassureur suiveur relit l'exclusion. Les cédantes tiennent donc un registre des acceptations spéciales, avec la date, le risque, la durée (souvent celle de la police, parfois la seule année de traité) et le nom de chaque signataire. Au renouvellement, la question revient : une acceptation donnée pour l'exercice précédent couvre-t-elle encore le risque reconduit ? Le texte de l'accord doit le dire. À ne pas confondre avec la réassurance facultative, où le risque sort du traité et se place à part. Le fac-oblig est autre chose encore : le réassureur s'y est engagé d'avance à prendre tout ce que la cédante choisit de lui céder dans un cadre défini.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Acceptation spéciale (special acceptance) : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un traité en excédent de plein accorde dix pleins sur une rétention de 3 millions d'euros, soit une capacité de 30 millions. Une usine de 42 millions est souscrite. Sans autre accord, la cédante garde 3 millions, cède 30 au traité et doit placer 9 millions en facultative. Elle obtient par écrit de chaque réassureur une acceptation spéciale portant le traité à treize pleins pour ce seul risque : 3 + 39 = 42 millions, rien à placer ailleurs. Un incendie coûte 14 millions. Le traité en paie 39/42, soit 13 millions ; la cédante garde 1 million.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

special acceptance, acceptation spéciale de traité, SA de traité, dérogation au traité, extension ponctuelle de traité

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.