Réduction de l'exigence de capital réglementaire obtenue en transférant du risque à un réassureur.
L'allègement de capital est l'effet prudentiel d'une cession de réassurance : le risque transféré sort du calcul de l'exigence de capital de la cédante, à proportion du transfert reconnu. Il constitue, à côté de la protection contre le sinistre, la seconde raison économique d'acheter de la réassurance, et souvent la première en pratique pour les acteurs en croissance. Le problème résolu est l'arbitrage entre deux sources de solvabilité : les fonds propres, permanents mais coûteux et lents à lever, et la réassurance, temporaire, révisable annuellement et payée en commission. Une direction financière compare le coût annuel du traité au coût du capital qu'il libère, et achète la moins chère des deux. L'allègement n'est jamais mécanique : il dépend de la reconnaissance du transfert par le superviseur, de la qualité du réassureur et du collatéral éventuel, et il se réduit à due concurrence si une clause limite le transfert dans les scénarios extrêmes. Un allègement obtenu par une structure fragile disparaît au moment où il servirait.
Une cédante compare en 2026 deux voies pour regagner 20 points de ratio de solvabilité : une émission de dette subordonnée de 90 millions d'euros à 6,1 pour cent, soit 5,49 millions par an, ou une quote-part de solvabilité coûtant 4,8 millions nets par an. Elle retient la réassurance, en notant que celle-ci se renégocie chaque année alors que la dette l'engage sur dix ans.
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