Couverture d'actifs de production dont le risque se déplace du chantier vers l'exploitation, et dont les défaillances sont souvent de série plutôt qu'accidentelles.
Un parc éolien ou photovoltaïque concentre une valeur élevée sur des équipements standardisés, installés dans des environnements hostiles et exploités sans présence humaine permanente. Le profil de risque se lit en trois phases. Pendant la construction, l'exposition majeure est le transport et le levage d'éléments hors gabarit, en mer avec des fenêtres météorologiques étroites et des navires spécialisés rares, si bien qu'un incident produit surtout un retard, donc une perte d'exploitation anticipée. Pendant l'exploitation, les sinistres sont dominés par la grêle sur les parcs solaires, la foudre et les défaillances de pales et de boîtes de vitesses, ces dernières relevant moins de l'accident que du défaut de série, ce qui rend la clause correspondante décisive. Enfin, la technologie évolue plus vite que la sinistralité ne se constitue, chaque génération de machines étant plus grande que celle sur laquelle les assureurs ont des données, situation où le souscripteur tarife toujours une machine qu'il n'a jamais vue vieillir.
La rupture d'une pale d'éolienne sur le parc offshore de Vineyard Wind, au large du Massachusetts, le 13 juillet 2024, a dispersé des débris de matériau composite sur les plages de Nantucket et conduit l'autorité fédérale américaine à suspendre la construction et la production du parc pendant l'enquête.
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