Attentat de Lockerbie (1988)
Destruction en vol d'un Boeing 747 de Pan Am au-dessus de l'Écosse par une bombe attribuée à des agents libyens, réglée quinze ans plus tard par une indemnisation d'État négociée contre la levée des sanctions.
Le 21 décembre 1988, le vol Pan Am 103 reliant Londres à New York a explosé au-dessus de Lockerbie, en Écosse, tuant les 259 personnes à bord et 11 habitants. L'enquête a conduit à deux agents des services libyens, dont l'un a été condamné en 2001 par un tribunal écossais siégeant aux Pays-Bas. Le cas est fondateur pour le risque politique dans le transport : un attentat relève de la garantie guerre et terrorisme, distincte de la police corps ordinaire, et la question de fond n'était plus assurantielle mais diplomatique. La voie judiciaire contre la compagnie aérienne butait sur les plafonds conventionnels et sur sa faillite en 1991, tandis que la voie contre l'État auteur supposait de franchir son immunité. C'est la pression des sanctions de l'ONU et des États-Unis qui a produit le règlement : l'attribution à un État a transformé un sinistre en négociation, où l'argent des victimes servait de monnaie pour la réintégration de la Libye.
En août 2003, la Libye a signé avec les familles un accord de 2,7 milliards de dollars, soit 10 millions par victime, et a reconnu sa responsabilité devant le Conseil de sécurité ; le versement était échelonné selon la levée des sanctions de l'ONU, puis de celles des États-Unis, puis le retrait de la liste américaine des États soutenant le terrorisme.
Lockerbie, vol Pan Am 103, Pan Am Flight 103
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