Clause d'exclusion terrorisme
Clause qui retire de la police les pertes causées par un acte de terrorisme, généralisée après le 11 septembre 2001, que le droit français interdit pourtant en assurance de biens et que les régimes publics viennent combler.
La clause d'exclusion terrorisme retire de la garantie les dommages causés par un acte de terrorisme, défini le plus souvent comme l'emploi ou la menace de la force ou de la violence par une personne ou un groupe, pour des motifs politiques, religieux ou idéologiques, dans le but d'influencer un gouvernement ou d'intimider une population. Après le 11 septembre 2001, les réassureurs ont retiré le terrorisme de leurs traités, et les assureurs directs l'ont exclu à leur tour, souvent au moyen du modèle de place NMA 2918, qui associe guerre et terrorisme et comporte une rédaction dite anti-concurrente : l'exclusion joue quelle que soit toute autre cause ayant contribué au dommage, simultanément ou dans n'importe quel ordre. Cette rédaction déplace le débat de la cause principale vers la simple contribution, ce qui étend considérablement la portée de l'exclusion. L'effet est limité par le droit national. En France, l'article L. 126-2 du code des assurances impose aux contrats garantissant les dommages aux biens de couvrir les attentats et actes de terrorisme, ce qui rend l'exclusion inopérante et fonde l'existence du pool GAREAT. Ailleurs, les régimes publics de type Pool Re ou TRIA rendent la couverture disponible en réassurant le risque exclu du marché.
Le 11 septembre 2001 a coûté aux assureurs entre 30 et 40 milliards de dollars de l'époque selon les estimations, pour un risque qu'aucun n'avait tarifé. Dans les mois suivants, l'exclusion terrorisme est devenue la règle sur la plupart des marchés, jusqu'à l'adoption de TRIA aux États-Unis en novembre 2002 pour rendre la garantie à nouveau disponible.
terrorism exclusion, exclusion des actes de terrorisme, NMA 2918
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