CDS souverain et événement de crédit
Contrat dérivé qui paie l'acheteur si un État subit un événement de crédit, constaté par un comité de l'ISDA, le montant étant fixé par une enchère sur les titres en défaut.
Le contrat d'échange sur défaut ressemble à une assurance sans en être une : l'acheteur paie une prime périodique et reçoit une compensation si l'entité de référence fait défaut, mais il n'a pas besoin de détenir la dette ni de subir une perte. Pour un État, les événements de crédit sont surtout le défaut de paiement, la répudiation et la restructuration qui s'impose aux porteurs. Ce n'est pas l'acheteur qui déclare l'événement, mais un comité de détermination réuni sous l'égide de l'ISDA, ce qui évite qu'une restructuration dite volontaire échappe au contrat par simple qualification. Le montant payé dépend d'une enchère qui fixe le taux de recouvrement des titres livrables. Pour un assureur de risque politique, le spread du CDS est un signal de marché sur la probabilité de défaut, pas une mesure de la perte d'un contrat donné.
Le 9 mars 2012, le comité de détermination de l'ISDA a constaté un événement de crédit sur la Grèce après l'activation des clauses d'action collective. L'enchère du 19 mars a fixé le recouvrement à 21,5 % : les vendeurs de protection ont payé 78,5 % du notionnel, soit environ 3,2 milliards de dollars en net. Le règlement européen sur la vente à découvert interdit depuis le 1er novembre 2012 l'achat de CDS souverain sans exposition sous-jacente.
credit default swap souverain, sovereign credit default swap, événement de crédit, credit event, comité de détermination ISDA
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.