Aller au contenu
←Retour au glossaireDroit & régulation

Certificat d'exportation de bien culturel

Document que l'État délivre, ou refuse, avant qu'un bien culturel d'âge et de valeur dépassant les seuils réglementaires quitte le territoire.

Définition

En France, un tableau de plus de cinquante ans valant plus de 300 000 euros ne sort pas du pays sans certificat du ministère de la Culture, qui ne peut le refuser qu'après avis de la commission consultative des trésors nationaux. Pour les dessins, le seuil est de 30 000 euros, depuis le décret du 28 décembre 2020. Le règlement européen 116/2009 ajoute une licence pour sortir de l'Union, avec ses propres seuils, plus bas : 150 000 euros pour un tableau, 15 000 pour un dessin. Le refus du certificat fait du bien un trésor national et ouvre trente mois pendant lesquels l'État peut faire une offre d'achat. Pour l'assureur d'une vente, le certificat est une condition suspensive. Un acheteur qui a payé un tableau qu'il ne peut pas expédier a un bien immobilisé. La police transport ne couvre pas ce retard : aucun dommage matériel, seulement un empêchement juridique. Les polices de marchands excluent d'ordinaire la saisie ou la confiscation par les autorités. L'œuvre qui voyage pour une exposition passe par la même formalité, avec un régime temporaire.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Certificat d'exportation de bien culturel : illustration de la fiche Droit & régulation du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un collectionneur new-yorkais achète un paysage hollandais du XVIIIe siècle à 900 000 euros dans une vente parisienne. Le certificat est refusé, l'État engage le classement. Pendant les trente mois de la procédure, le tableau reste en France dans le dépôt du vendeur ; l'acheteur a payé, n'a pas la jouissance, et aucun sinistre n'est survenu.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

certificat d'exportation de bien culturel, licence d'exportation d'œuvre d'art, passeport pour un bien culturel, autorisation de sortie de bien culturel

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.