Charge dépendance de General Electric (2018)
En janvier 2018, General Electric a passé une charge de 6,2 milliards de dollars sur un portefeuille de réassurance dépendance en extinction, et s'est engagé à y injecter environ 15 milliards en sept ans.
Un portefeuille en extinction (run-off) ne prend plus d'affaires nouvelles mais continue de payer les sinistres des contrats anciens ; en dépendance, cette queue dure des décennies. Ses provisions reposent sur des hypothèses de durée de prise en charge, de maintien des contrats et de rendement des actifs qui ne sont confrontées à la réalité que très tard. Lorsque l'assureur révise ces hypothèses, toute la différence future est actualisée et passée en charge d'un coup, ce qui explique la brutalité des chocs. En comptabilité réglementaire, plus prudente, l'exigence dépasse en outre la charge comptable, et c'est elle qui détermine le capital à apporter. L'affaire GE a montré qu'un conglomérat non assureur pouvait porter un tel risque sans que le marché en mesure la taille.
Le 16 janvier 2018, General Electric a annoncé une charge après impôt de 6,2 milliards de dollars (9,5 milliards avant impôt) au quatrième trimestre 2017 sur North American Life & Health, un portefeuille de réassurance souscrit surtout entre 1989 et 2006. Le régulateur du Kansas a approuvé un apport réglementaire d'environ 3 milliards de dollars au premier trimestre 2018 puis 2 milliards par an de 2019 à 2024, soit près de 15 milliards. Le marché attendait environ 3 milliards de charge.
GE long-term care charge, North American Life & Health, charge de 6,2 milliards de GE
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