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CICA-RE (Compagnie commune de réassurance des États membres de la CIMA)

Réassureur commun des États de la zone CIMA, créé en 1981 et installé à Lomé, bénéficiaire d'une cession légale que les textes de la CIMA imposent aux assureurs de la zone.

Définition

CICA-RE, la Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d'assurances (CIMA), est le réassureur commun de la zone, installé à Lomé, et reçoit une cession légale que les textes de la CIMA imposent aux assureurs de la zone. En 1981, les États de la Conférence internationale des contrôles d'assurances, la CICA, créent une société de réassurance commune, installée à Lomé. Quand le traité de 1992 remplace la CICA par la Conférence interafricaine des marchés d'assurances, la société garde son sigle et devient la Compagnie commune de réassurance des États membres de la CIMA. Son capital est tenu par les États et par des sociétés d'assurance de la zone. Le principe est celui d'Africa Re, à l'échelle d'un marché plus petit et plus intégré : retenir dans la zone une partie des primes de réassurance qui partaient vers l'Europe, et avec elles des francs CFA convertis en devises. Les textes de la CIMA imposent aux assureurs de la zone de céder à CICA-RE une quote-part de leurs affaires, la cession légale, dont le taux et l'assiette ont été retouchés par règlement au fil des années. Elle s'ajoute, dans les États concernés, à la cession due à Africa Re, et vient avant le placement du reste sur le marché. Pour un assureur ivoirien ou camerounais, c'est un coût de structure : une part de ses primes part chez un réassureur qu'il n'a pas choisi. Pour un souscripteur étranger qui réassure un fronting en zone CIMA, sur un risque industriel ou une ligne CPRI (credit and political risk insurance, assurance crédit et risque politique) portée localement, la question pratique est l'ordre des cessions : la part de CICA-RE se prélève-t-elle sur la rétention locale ou sur la réassurance, et suit-elle les conditions du traité ou celles du risque. Les courtiers la règlent dans le slip de placement, et un oubli se paie au premier sinistre. La réserve tient à l'assiette : certaines branches et certains risques sont traités à part dans les textes, et il faut relire la version en vigueur plutôt que de se fier à l'habitude du dernier renouvellement.

Ses 9 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
CICA-RE (Compagnie commune de réassurance des États membres de la CIMA) : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Un assureur sénégalais porte en fronting un risque minier réassuré à 95 % à Londres. Avant de signer, le réassureur fait préciser dans le slip si la cession légale à CICA-RE (Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d'assurances) s'impute sur les 5 % retenus localement ou sur sa propre part.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

cica-re, cica re, compagnie commune de réassurance des états membres de la cima, compagnie commune de réassurance, réassureur de la cima, cession légale cima

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