Collision orbitale
Risque qu'un satellite en fonctionnement entre en collision avec un autre objet en orbite, détruisant les deux engins et générant un nuage de débris durable.
10 février 2009, à 789 kilomètres au-dessus de la Sibérie : Iridium 33, en service, percute Cosmos 2251, désaffecté, à environ 11,7 kilomètres par seconde, et les deux engins partent en débris. La collision orbitale désigne ce risque qu'un satellite en fonctionnement percute un autre objet en orbite, satellite actif, satellite désaffecté ou débris, à une vitesse relative suffisante pour détruire les deux. À la différence d'une défaillance interne, ce péril dépend directement de la densité d'objets sur une orbite donnée et de la qualité du suivi des conjonctions. Ce suivi doit prévoir un rapprochement assez tôt pour laisser le temps d'une manœuvre d'évitement. Avec la multiplication des satellites actifs et des débris, ces manœuvres deviennent de plus en plus fréquentes pour les opérateurs équipés de propulsion, tandis que les satellites non manœuvrables restent pleinement exposés. Une collision laisse un nuage de débris qui persiste souvent des années et dégrade l'environnement orbital pour tous les opérateurs de la même altitude, bien au-delà des deux parties directement touchées. Pour l'assurance, elle combine un péril classique de dommage matériel total, une responsabilité envers le propriétaire de l'objet percuté et un risque d'accumulation par les débris secondaires qu'elle engendre.
Le 10 février 2009, le satellite actif Iridium 33 est entré en collision avec le satellite russe désaffecté Kosmos 2251 à plus de onze kilomètres par seconde, première collision connue entre deux satellites intacts, générant environ 2 000 débris traçables.
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