Essai antisatellite (ASAT)
Destruction délibérée d'un satellite par une arme antisatellite, générant un nuage de débris qui menace l'ensemble des objets en orbite basse.
15 novembre 2021 : un missile russe détruit Cosmos 1408, un satellite soviétique hors service, et laisse plus de 1 500 débris suivis en orbite basse. L'équipage de l'ISS se met à l'abri. C'est le schéma de l'essai antisatellite : un État détruit délibérément un satellite, le plus souvent l'un de ses propres engins désaffectés, pour démontrer une capacité militaire. À la différence d'une collision accidentelle, l'événement est voulu et son ampleur prévisible pour celui qui tire, mais les conséquences orbitales lui échappent dès que le nuage de débris existe. Un essai en orbite basse peut produire plusieurs milliers de fragments traçables, répartis sur une large plage d'altitudes et de durées de vie orbitale, et certains menacent satellites et stations habitées pendant des années, voire des décennies. L'assurance spatiale se pose deux questions. La première est l'exclusion de guerre ou d'acte hostile, fréquente dans les polices spatiales : un tel événement peut l'activer. La seconde est l'accumulation, car un seul essai dégrade l'environnement opérationnel de tout un segment orbital, donc la sinistralité future de nombreux assurés sans lien entre eux. Plusieurs puissances spatiales multiplient ces essais, ce qui en fait un facteur de risque systémique pour tout le secteur.
Le 15 novembre 2021, la Russie a détruit son satellite désaffecté Cosmos 1408 par un missile antisatellite, générant plus de 1 500 débris traçables qui ont contraint l'équipage de la Station spatiale internationale à se réfugier dans les vaisseaux de secours.
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