Aller au contenu
←Retour au glossaireDroit & régulation

Contrats non réclamés et loi Eckert

Ses 4 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Loi de 2014, en vigueur depuis 2016, qui oblige les assureurs à rechercher les assurés décédés et les bénéficiaires, et transfère à la Caisse des dépôts les capitaux restés sans réclamation.

Définition

Pendant des décennies, une partie des capitaux d'assurance vie n'a jamais été versée : l'assureur n'apprenait pas le décès, le bénéficiaire ignorait qu'il était désigné, et les sommes restaient au bilan. Les rapports de la Cour des comptes et les sanctions prononcées par l'ACPR contre plusieurs assureurs, jusqu'à plusieurs dizaines de millions d'euros, ont conduit à la loi n° 2014-617 du 13 juin 2014, dite loi Eckert, entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Elle impose aux assureurs de consulter chaque année le répertoire national d'identification des personnes physiques pour détecter les décès de leurs assurés, puis de rechercher les bénéficiaires, avec une obligation de moyens renforcée et un compte rendu annuel public. Les capitaux restés sans réclamation dix ans après la connaissance du décès ou le terme du contrat sont transférés à la Caisse des dépôts et consignations, qui les conserve encore vingt ans et les rend consultables par un service public en ligne ; au-delà, ils sont acquis à l'État. Le même texte vise les comptes bancaires inactifs. La loi a aussi encadré la revalorisation des capitaux entre le décès et le versement, pour que l'assureur ne profite plus du délai. Pour un assureur, c'est un chantier de données et de processus autant qu'un risque de sanction.

Exemple

Un assuré décède en 2015 sans que son assureur en soit informé. En 2016, la consultation annuelle du répertoire révèle le décès ; l'assureur retrouve la bénéficiaire, une nièce qui ignorait le contrat, et lui verse le capital revalorisé depuis la date du décès.

Termes associés
Également connu sous

loi Eckert, contrats en déshérence, unclaimed life insurance, Ciclade

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.