Déclaration obligatoire d'un paiement de rançon
Obligation faite à une victime de signaler aux autorités, dans un délai court, la rançon qu'elle a versée, instaurée en Australie en 2025 et prévue aux États-Unis, qui rend visibles des paiements que le marché ne connaissait que par ses propres dossiers.
La déclaration obligatoire d'un paiement de rançon impose à une organisation qui a payé, ou pour le compte de laquelle un tiers a payé, de le signaler à une autorité publique dans un délai fixé, avec des informations sur l'attaque, le montant, la cryptomonnaie employée et les échanges avec les attaquants. Elle ne dit rien de la licéité du paiement, qui relève d'autres règles, mais elle en supprime l'opacité. Trois effets comptent pour l'assurance. Les autorités acquièrent une vue statistique des paiements, jusqu'ici connue seulement des assureurs, des négociateurs et des plateformes d'échange, ce qui nourrit les sanctions et les saisies. L'assureur qui rembourse ou avance la rançon doit s'assurer que la déclaration a été faite dans le délai, faute de quoi il participe à une irrégularité. Et le sinistre acquiert une trace administrative qui peut être rapprochée plus tard d'une désignation au titre des sanctions ou d'une attribution à un État. L'obligation dessine ainsi un régime intermédiaire entre la liberté de payer et l'interdiction, et elle se combine en France avec la condition de plainte préalable.
Depuis le 30 mai 2025, la loi australienne de 2024 sur la cybersécurité impose aux entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse trois millions de dollars australiens de déclarer à l'agence nationale de cybersécurité tout paiement de rançon dans les 72 heures. Aux États-Unis, CIRCIA prévoit un délai de 24 heures pour les opérateurs d'infrastructures critiques.
ransom payment reporting, obligation de déclarer une rançon, ransomware payment report
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.