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Délai de règlement de l'indemnité

Délai dans lequel l'assureur doit verser l'indemnité ou une provision, imposé par la loi sur certains périls et laissé au contrat ailleurs.

Définition

La loi Badinter du 5 juillet 1985 oblige l'assureur automobile à présenter une offre d'indemnité dans les huit mois de l'accident, faute de quoi l'indemnité porte intérêt au double du taux légal. Cette sanction-là dissuade. Ailleurs, le droit commun du contrat d'assurance ne fixe aucun délai général : l'assureur paie dans un délai raisonnable, que seule la jurisprudence précise. Le retard ne lui coûte que des intérêts moratoires, qui compensent mal une trésorerie bloquée. Le législateur est donc intervenu là où l'urgence est la plus forte et le rapport de forces le plus déséquilibré. En catastrophe naturelle, l'article L. 125-2 du code des assurances impose le versement d'une provision puis du solde. Les délais se décomptent de la remise de l'état estimatif ou de la publication de l'arrêté. Hors de ces régimes, le délai est contractuel et s'exprime en jours après l'accord sur le montant. La formule a l'air protectrice. Elle reporte toute la difficulté sur la date de cet accord.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Délai de règlement de l'indemnité : illustration de la fiche Sinistres & indemnisation du glossaire AlgoPolis
Exemple

En catastrophe naturelle, l'article L. 125-2 du code des assurances impose le versement d'une provision dans les deux mois de la remise de l'état estimatif ou de la publication de l'arrêté. Le solde suit dans les trois mois. La loi Badinter du 5 juillet 1985 impose de son côté une offre d'indemnité dans les huit mois de l'accident de la circulation, sous peine d'intérêts au double du taux légal.

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Également connu sous

délai de versement de l'indemnité, provision sur indemnité

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