Duration par point de courbe
Décomposition de la sensibilité aux taux échéance par échéance, qui révèle le risque de déformation non parallèle qu'une duration globale unique masque entièrement.
Cas d'école : un bilan d'assureur vie au 31 décembre 2025, duration de l'actif et du passif toutes deux à 9,8 ans, donc apparié au premier ordre. Les durations partielles disent autre chose : à cinq ans, l'actif est sensible à 3,1 et le passif à 1,2 ; à trente ans, l'actif à 0,9 et le passif à 3,4. Un aplatissement entre cinq et trente ans fait perdre de l'argent à ce bilan officiellement apparié. La duration par point de courbe mesure la sensibilité de la valeur au mouvement d'un seul segment, les autres tenus fixes, sur une grille de points de référence, typiquement deux, cinq, dix, vingt et trente ans. La somme des durations partielles redonne la duration globale, mais leur profil montre ce que la somme masque. Deux portefeuilles de même duration réagissent pareil à un choc parallèle et en sens opposé à une pentification. En couverture, un passif de rentes très long adossé à un actif de maturité intermédiaire oblige à neutraliser chaque segment, et plus seulement le niveau moyen. En mesure de risque, l'outil compte d'autant plus que les courbes se déforment rarement de façon parallèle.
Bilan d'un assureur vie, arrêté au 31 décembre 2025, duration globale de l'actif et du passif toutes deux égales à 9,8 ans, donc apparié au premier ordre. Les durations partielles racontent autre chose : à cinq ans, l'actif est sensible de 3,1 et le passif de 1,2 ; à trente ans, l'actif de 0,9 et le passif de 3,4. Un aplatissement de la courbe de trente points de base entre cinq et trente ans coûte alors une quinzaine de millions d'euros à un bilan officiellement apparié.
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