Assurance spatiale
Branche spécialisée qui couvre le lancement et l'exploitation des satellites, et dont la capacité bute moins sur le danger que sur la difficulté de le modéliser.
Cas d'école : un opérateur de constellation assure le lancement de ses satellites, puis se voit refuser la couverture des collisions en orbite, exclues faute de modèle fiable du risque de débris. L'assurance spatiale couvre l'échec au lancement et la défaillance en exploitation, sur un marché de primes étroit, de l'ordre de six cents millions de dollars par an, tenu par un cercle restreint de souscripteurs spécialisés. Sur quelque treize mille satellites actifs, à peine trois cents seraient assurés, et la plupart des pertes par collision sont exclues. Avec une assiette aussi mince, un seul satellite géostationnaire perdu pèse sur toute la place. Ce qui bloque la capacité tient à la modélisation : un historique court, une grande part des débris trop petite pour être suivie, la non-linéarité du syndrome de Kessler, et un risque réflexif, puisque chaque lancement assuré ajoute des objets à l'orbite qu'il faudra ensuite couvrir. Le souscripteur tarife donc un lanceur dont il connaît le dossier de vol, et laisse de côté une orbite qu'il ne voit qu'en partie.
Cas d'école : un opérateur de constellation assure le lancement de ses satellites mais se voit refuser la couverture des collisions en orbite, exclues faute de modèle fiable du risque de débris.
assurance des satellites, space insurance
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