Fragmentation d'un satellite en orbite
Désintégration d'un satellite en de nombreux fragments sans collision, par explosion d'un réservoir, d'une batterie ou rupture de structure.
La plupart des débris en orbite ne viennent pas de collisions mais de fragmentations : un réservoir sous pression, une batterie ou un reste de propergol libère son énergie, et l'objet se disperse en un nuage de morceaux. C'est pourquoi les règles de fin de vie exigent la passivation, qui consiste à vider les réservoirs et décharger les batteries avant d'abandonner un satellite. En orbite géostationnaire, une fragmentation est particulièrement grave, car les débris restent sur l'anneau où se trouvent les satellites les plus coûteux, sans frottement atmosphérique pour les faire retomber. Pour l'assureur, l'événement cumule la perte totale de l'objet et une exposition nouvelle des autres satellites du même anneau, que l'opérateur à l'origine des débris ne couvre généralement pas. Il nourrit aussi la crainte d'un syndrome de Kessler, dont la fragmentation est l'un des moteurs.
Le 19 octobre 2024, le satellite Intelsat 33e, lancé en août 2016 et déjà affecté par une défaillance de propulsion, s'est fragmenté en orbite géostationnaire au-dessus de l'océan Indien ; les forces spatiales américaines ont suivi une vingtaine de fragments, et Intelsat a déclaré la perte totale.
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