Frais de déblai et de démolition
Garantie annexe qui prend en charge le coût de démolir ce qui reste d'un bâtiment sinistré et d'évacuer les décombres avant reconstruction, souvent sous-estimé et plafonné en pourcentage du dommage.
Après un incendie, une explosion ou une tempête, reconstruire suppose d'abord de démolir les parties instables, d'évacuer les décombres et de nettoyer le site. Ces opérations ont un coût propre, qui s'ajoute à celui de la reconstruction et que l'indemnité principale, calculée sur la valeur du bien, ne couvre pas. La garantie des frais de déblai et de démolition les prend en charge, en général dans une limite exprimée en pourcentage de l'indemnité ou en montant fixe. Son importance est souvent sous-estimée à la souscription. Les décombres d'un site industriel peuvent contenir de l'amiante, des produits chimiques ou des cendres polluées, dont l'évacuation obéit à des règles strictes et coûte parfois autant que la reconstruction. Après une catastrophe touchant toute une région, la demande d'entreprises spécialisées fait flamber les prix. Et les autorités peuvent imposer des travaux de mise en sécurité immédiats. La garantie se distingue des frais de mise en conformité, qui concernent la reconstruction selon des normes nouvelles, et de la garantie des frais de dépollution des sols, qui relève souvent de l'assurance des atteintes à l'environnement. Pour l'assuré, son plafond doit être dimensionné sur le pire scénario du site, pas sur une moyenne.
Un entrepôt de 1970 est détruit par un incendie ; le dommage au bâtiment est chiffré à 6 millions d'euros. Les décombres contenant de l'amiante, leur évacuation coûte 1,4 million, alors que la police plafonne les frais de déblai à 10 pour cent de l'indemnité, soit 600 000 euros : l'assuré supporte 800 000 euros faute d'avoir relevé ce plafond.
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