Gestion pilotée
Mode de gestion d'un contrat d'assurance vie ou d'un plan d'épargne retraite dans lequel le souscripteur délègue les arbitrages entre supports à l'assureur ou à une société de gestion, selon un profil de risque.
Dans un contrat multisupport, quelqu'un doit décider de la répartition entre fonds en euros et unités de compte, puis la faire évoluer. En gestion libre, c'est le souscripteur. En gestion pilotée, il signe un mandat d'arbitrage par lequel il délègue ces décisions à l'assureur ou à une société de gestion, en choisissant un profil, prudent, équilibré, dynamique. Le gestionnaire procède alors aux arbitrages sans consulter le souscripteur, dans le cadre de ce profil. Dans le plan d'épargne retraite, la gestion pilotée à horizon est l'option par défaut prévue par la loi : l'épargne est investie de façon dynamique quand la retraite est lointaine, puis progressivement sécurisée à mesure qu'elle approche, selon une grille de désensibilisation. Le mode de gestion soulève trois questions. Le coût, puisque la délégation ajoute souvent des frais de mandat à ceux des supports. L'adéquation, puisque le profil choisi doit correspondre à la situation et aux objectifs du souscripteur, ce que le devoir de conseil impose de vérifier. Et la responsabilité : un mandataire qui ne respecte pas le profil convenu engage sa responsabilité, mais une performance décevante dans le profil convenu ne constitue pas une faute. Le succès de la formule tient à une observation constante : la plupart des épargnants n'arbitrent jamais.
Cas d'école : un salarié de 30 ans ouvre un PER en gestion pilotée à horizon, profil équilibré. Son épargne est investie à 80 pour cent en actions ; à partir de 50 ans, l'assureur réduit progressivement cette part, qui ne sera plus que de 20 pour cent deux ans avant son départ en retraite.
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