Aller au contenu
←Retour au glossaireDroit & régulation

Devoir de conseil

Obligation de diligence de l'intermédiaire d'assurance. Elle suppose un auteur du raisonnement, dont on puisse juger la compétence.

Définition

La directive (UE) 2016/97 du 20 janvier 2016 sur la distribution d'assurances, transposée en France par l'ordonnance du 16 mai 2018, oblige le distributeur à recueillir les exigences et besoins du client. Quand il conseille, il doit motiver une recommandation personnalisée. S'il fonde son conseil sur une analyse impartiale, il doit en outre comparer un nombre suffisant de contrats (article 20). C'est une obligation de diligence : on apprécie la conduite du professionnel en la comparant à celle d'un pair normalement compétent, ce qui suppose qu'une intelligence ait raisonné à l'origine du conseil. Le modèle de langage brise cette chaîne d'imputation. Il occupe le maillon où le jugement se forme, sans qu'on puisse le blâmer comme un agent ni le vérifier comme un outil.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Devoir de conseil : illustration de la fiche Droit & régulation du glossaire AlgoPolis
Exemple

Un conseil transmis tel quel depuis un modèle de langage devient un conseil sans auteur, dont plus personne ne peut répondre à l'ancienne manière.

À lire ensuite
Passer à la pratique
Termes associés
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

obligation de conseil, duty of advice

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.