Obligation catastrophe cyber
Titre qui transfère un risque cyber systémique aux marchés de capitaux. Sa structuration bute sur deux manques, l'absence de modèle stationnaire et l'absence de décorrélation.
En janvier 2023, Beazley a placé Cairney Cyber, une obligation catastrophe privée de 45 M$ qui protège son propre portefeuille contre un événement cyber systémique ; les premières émissions cyber au format 144A ont suivi début 2024. La mécanique reste celle du cat bond. Un véhicule dédié émet des notes, place le produit en collatéral sur un compte séparé, verse un coupon financé par la prime de la cédante, et n'abandonne le principal que si le déclencheur joue. Le transfert est collatéralisé à 100 %, ce qui ramène presque à rien le risque de contrepartie d'un traité classique. Deux choses manquent au cyber par rapport aux périls naturels. D'abord un modèle physique stationnaire : l'environnement technique se réécrit en quelques années, et la probabilité d'attachement affichée sort de modèles de vendeurs qui divergent fortement entre eux. Ensuite la décorrélation aux marchés financiers, qui fait tout l'intérêt de la classe pour un investisseur ILS. Elle n'est pas acquise, car une catastrophe cyber systémique peut toucher les infrastructures de marché elles-mêmes. Le marché existe. Il reste étroit, tenu par quelques sponsors et par des déclencheurs indemnitaires.
La plus grosse émission à ce jour, 300 M$ en décembre 2025, joue sur un déclencheur indemnitaire par événement, pour un péril qui n'a pas d'occurrence naturelle.
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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