Clause de compensation
Clause permettant à chaque partie de ne régler que le solde net des sommes réciproquement dues au titre des traités.
Cas d'école : un réassureur doit 14 millions d'euros de sinistres à une cédante en liquidation, qui lui doit 9 millions de primes ; si la compensation joue, il verse 5 millions. La clause de compensation autorise cédante et réassureur à ne s'acquitter que du solde de leurs créances réciproques, primes contre sinistres, commissions contre récupérations, et souvent d'un traité à l'autre lorsque la rédaction le permet. Elle simplifie la trésorerie en temps normal et devient décisive en cas de défaillance : un réassureur créancier de primes impayées par une cédante en liquidation préfère compenser plutôt que payer intégralement ses sinistres puis se présenter comme simple créancier chirographaire pour ses primes. Le problème résolu est donc celui du risque de crédit réciproque, et la clause fonctionne en pratique comme une sûreté sans collatéral. Sa portée réelle dépend du droit de la procédure collective applicable, qui peut restreindre la compensation aux dettes connexes, c'est-à-dire nées d'un même contrat, et refuser la compensation transversale entre traités. C'est pourquoi sa rédaction précise toujours si elle joue contrat par contrat ou sur l'ensemble de la relation, et pourquoi son articulation avec la clause d'insolvabilité est examinée dès la négociation plutôt qu'au contentieux.
Un réassureur doit 14 millions d'euros de sinistres à une cédante placée en liquidation en 2026, et cette cédante lui doit 9 millions de primes sur trois traités distincts. Avec une clause de compensation transversale reconnue par le droit applicable, il verse 5 millions. Sans elle, ou si le droit limite la compensation aux dettes connexes du seul traité sinistré, il verse 14 millions et récupère ses 9 millions au taux de répartition de la liquidation.
Offset clause, Clause de netting, Compensation des comptes, Set-off clause
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