Période d'extension d'un cat bond
Prolongation contractuelle de l'échéance d'un titre, le temps que le coût d'un événement survenu soit établi.
Cas d'école : un titre indemnitaire arrive à échéance le 31 décembre, un ouragan touche le portefeuille du sponsor le 5 novembre, et personne ne sait encore s'il atteindra le point d'attachement. Rembourser le principal à la date prévue priverait le sponsor de sa protection au moment où il en a besoin. La période d'extension, prévue au contrat et exerçable par le sponsor, repousse alors l'échéance : le principal reste bloqué, et le porteur perçoit un spread réduit, fixé à l'émission, le temps que le sinistre se développe. Les sinistres se déclarent et se règlent bien plus lentement qu'un titre n'arrive à terme, et l'extension garde le collatéral disponible le temps de savoir. Pour l'investisseur, c'est du collatéral piégé contractualisé, avec deux différences qui le rendent supportable : un prix affiché d'avance et une durée plafonnée, souvent de l'ordre de deux ou trois ans. Sur les structures indemnitaires, les plus lentes à se régler, la durée maximale et le spread d'extension font partie des premiers termes que lisent les acheteurs.
Un titre indemnitaire arrivant à échéance en décembre 2026 est prorogé de vingt-quatre mois après un événement de novembre. Le spread passe de 6,4 à 1,1 pour cent pendant l'extension. Le coût final s'établit à 38 pour cent du nominal : les porteurs récupèrent 62 pour cent de 150 millions, soit 93 millions, en décembre 2028, après avoir perçu 1,65 million de spread d'extension sur deux ans.
Extension period, Période d'extension, Extension spread, Prorogation d'échéance
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