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Cat bond 144A

Titre catastrophe émis sous le régime américain 144A, négociable entre investisseurs qualifiés et doté d'un prospectus complet.

Définition

Avril 1990 : la SEC adopte la règle 144A, qui permet la revente de titres non enregistrés entre investisseurs institutionnels qualifiés, les QIB. Le marché public des cat bonds s'est bâti sur elle. Un cat bond 144A s'émet sans enregistrement. Il porte un offering circular détaillé et une analyse de risque d'un modélisateur indépendant, parfois une notation. Et il se revend : des teneurs de marché le cotent, et l'investisseur peut sortir avant l'échéance. Un titre qu'on ne peut pas revendre exige une prime d'illiquidité et n'attire que ceux qui peuvent immobiliser leur capital trois ans. Le 144A élargit la base d'acheteurs et fait baisser le spread demandé. En contrepartie, il coûte du temps et des frais fixes : documentation complète, modélisation indépendante, notation le cas échéant. Cela le justifie rarement sous la centaine de millions. D'où les formats privés, plus légers, pour les opérations de petite taille ou de structure particulière, qui ne se revendent pas.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Cat bond 144A : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Une émission 144A de 250 millions de dollars en 2026 mobilise quatre mois de préparation et environ 1,6 million de dollars de frais fixes, soit 64 points de base du nominal. Le titre se négocie ensuite sur le secondaire avec un écart acheteur vendeur moyen de 70 points de base. Une opération privée de 30 millions montée par le même sponsor prend cinq semaines pour 210 000 dollars de frais, mais ne se revend pas.

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144A cat bond, Cat bond public, Rule 144A catastrophe bond, Titre 144A

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