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Provision pour aléas financiers (PAF)

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Provision réglementaire française que l'assureur vie doit constituer lorsque le rendement de ses actifs ne suffit plus à servir les taux garantis promis aux assurés.

Définition

La provision pour aléas financiers est l'une des provisions techniques vie du code des assurances, héritée de la comptabilité sociale française et toujours exigée dans les comptes statutaires. Elle répond à un scénario précis : l'assureur a promis à ses assurés des taux garantis, par le taux technique de ses contrats ou par des taux minimaux, et le rendement de ses placements ne suffit plus à les financer avec une marge de sécurité. Le code prévoit qu'elle doit être dotée lorsque les intérêts garantis dépassent 80 pour cent du rendement réel des actifs ; elle représente alors la différence entre les engagements recalculés avec un taux d'actualisation prudent et les provisions mathématiques existantes. C'est un signal d'alerte autant qu'une provision : un assureur contraint de la doter a vendu des garanties que ses actifs ne portent plus. Le dispositif a été conçu après la baisse des taux des années 1990, lorsque des contrats anciens à 4,5 pour cent garanti côtoyaient des obligations nouvelles qui rapportaient moins. Sous Solvabilité II, la même réalité est captée autrement, par la valorisation économique des options et garanties dans la meilleure estimation, mais la provision subsiste dans les comptes sociaux et pèse sur le résultat distribuable.

Exemple

Cas d'école : un assureur sert en moyenne 3 pour cent garantis sur un portefeuille ancien, alors que ses actifs ne rapportent plus que 3,5 pour cent. Les intérêts garantis dépassant 80 pour cent du rendement, il doit doter une provision pour aléas financiers, qui réduit d'autant son résultat de l'exercice.

Termes associés
Également connu sous

PAF, provision pour aléas financiers

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