Marge pour risque
Supplément ajouté à la meilleure estimation des engagements : ce qu'un tiers exigerait pour les reprendre. Il varie fortement avec les taux.
Au 31 décembre 2023, la réforme dite Solvency UK a réduit la marge pour risque applicable à l'assurance vie britannique, au motif qu'elle immobilisait du capital sans mieux protéger les assurés. La marge répond pourtant à une question simple : si l'entreprise disparaissait demain, combien faudrait-il payer à un tiers pour qu'il reprenne ses engagements ? Le régime prudentiel y répond par une construction, faute de prix observable. On projette, année après année jusqu'à l'extinction du portefeuille, le capital réglementaire que ce repreneur devrait immobiliser, et on le rémunère à un taux de coût du capital fixé par les textes. Deux propriétés en découlent, et elles font l'essentiel des débats. La marge croît avec la duration du passif, d'où son poids sur les rentes viagères. Elle varie en sens inverse des taux, si bien que des taux bas gonflent mécaniquement un montant censé mesurer un coût de transfert stable. La révision européenne a suivi une voie voisine de Londres en atténuant cette dépendance au temps.
À compter du 31 décembre 2023, la réforme dite Solvency UK a réduit la marge pour risque applicable aux activités d'assurance vie britanniques, au motif que son niveau immobilisait du capital sans améliorer la protection des assurés.
risk margin, marge de risque, coût du capital prudentiel
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.