Retrait de licence d'importation ou d'exportation
Fait générateur de risque politique par lequel un État retire ou refuse l'autorisation d'importer ou d'exporter dont dépend un contrat, et qui le rend inexécutable sans aucune faute des parties.
Le retrait de licence désigne l'annulation, le non-renouvellement ou le refus par une autorité publique de l'autorisation administrative nécessaire pour importer ou exporter un bien. Il peut venir du pays de l'exportateur, qui restreint la sortie de certaines marchandises pour des raisons de sécurité, de sanctions ou de politique industrielle, ou du pays de l'acheteur, qui ferme son marché. Dans les deux cas, le contrat devient inexécutable sans qu'aucune partie ait commis de faute, et la perte est purement politique. La garantie figure dans les polices de frustration de contrat et d'assurance-crédit à l'exportation. Elle indemnise l'exportateur des coûts engagés pour un contrat qu'il ne peut plus livrer, et l'importateur, ou son prêteur, de la marchandise payée qui ne peut plus être expédiée. Sa souscription porte sur un point délicat : distinguer la décision politique discrétionnaire, qui est couverte, du refus fondé sur un manquement de l'assuré à une règle connue, qui ne l'est pas. Les politiques industrielles récentes, qui interdisent l'exportation de matières premières brutes pour imposer leur transformation sur place, ont fait de ce risque un sujet d'actualité.
L'Indonésie a interdit l'exportation de minerai de nickel brut à compter du 1er janvier 2020, avançant de deux ans une échéance annoncée pour 2022. Les négociants et les acheteurs étrangers titulaires de contrats d'approvisionnement ont vu leurs livraisons devenir impossibles en quelques mois, cas type de retrait de licence décidé pour une raison de politique industrielle.
license cancellation, annulation de licence d'exportation, interdiction d'exporter
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.