Taux de conversion en rente et garantie de table
Rapport entre la rente annuelle versée et le capital converti, fixé par la table de mortalité et le taux technique ; la garantie de table fige la table dès la souscription.
Au moment de la retraite, un capital accumulé peut être converti en rente viagère. Le taux de conversion dit combien de rente annuelle produit chaque euro de capital : il dépend de l'âge du rentier, de la table de mortalité, qui dit combien de temps il vivra en moyenne, du taux technique, qui dit à quel rendement l'assureur actualise les versements futurs, des frais et des options choisies, réversion au conjoint, annuités garanties. En France, les rentes sont calculées sur des tables générationnelles réglementaires, qui intègrent la baisse future de la mortalité selon l'année de naissance. Deux régimes coexistent. Le plus souvent, la table est celle en vigueur à la liquidation : l'épargnant supporte le risque que l'espérance de vie ait progressé pendant la phase d'épargne. Avec une garantie de table, la table est figée dès la souscription ou le versement : c'est l'assureur qui supporte ce risque de longévité pendant des décennies. Cette option a coûté très cher à certains assureurs britanniques : des contrats vendus dans les années 1970 et 1980 garantissaient des taux de conversion qui sont devenus très favorables aux assurés lorsque les taux ont chuté et que la longévité a progressé. Pour le souscripteur, le taux de conversion est l'indicateur à comparer : deux contrats au même capital peuvent produire des rentes qui diffèrent de 15 pour cent.
Cas d'école : un retraité de 64 ans convertit 200 000 euros en rente viagère. À un taux de conversion de 4,5 pour cent, il reçoit 9 000 euros par an ; avec une réversion à 60 pour cent au profit de son épouse plus jeune, le taux tombe à 3,8 pour cent, soit 7 600 euros.
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