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Taux de destruction

Rapport entre le montant d'un sinistre et la valeur assurée du risque touché, variable normalisée qui rend comparables des risques de tailles très différentes et qui est le support des courbes d'exposition.

Définition

Stefan Bernegger a publié en 1997 dans l'ASTIN Bulletin la famille MBBEFD, qui reste la référence des courbes d'exposition en réassurance dommages. Comparer un sinistre de 2 M EUR sur un entrepôt de 4 M EUR et un sinistre de 2 M EUR sur une usine de 400 M EUR n'a aucun sens en montant : le premier est une quasi-destruction, le second une éraflure. Le taux de destruction normalise en divisant le sinistre par la valeur assurée, ce qui ramène tous les risques d'une classe sur une échelle commune entre zéro et un. Sa distribution est très particulière et surprend qui la voit la première fois. Elle est fortement asymétrique vers zéro, avec une masse de probabilité isolée en un pour la perte totale, et une zone creuse entre les deux. Cette masse en un est le paramètre qui gouverne la tarification des tranches hautes. Elle dépend de la nature du risque plus que de sa taille : un silo, un transformateur ou un navire se détruisent entièrement ou presque pas. C'est cette distribution qui, intégrée, donne la courbe d'exposition, et c'est sur elle que portent les deux paramètres du modèle MBBEFD.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Taux de destruction : illustration de la fiche Actuariat du glossaire AlgoPolis
Exemple

Base de sinistres incendie industriels européens, 1 850 sinistres de 2010 à 2025, normalisés par valeur assurée. Médiane du taux de destruction 0,8 %, moyenne 6,4 %, 90e centile 19 %, et une masse de 3,7 % des sinistres à un taux supérieur à 0,95, c'est-à-dire en perte quasi totale. Ce sont ces 3,7 % qui portent la quasi-totalité de la prime des tranches au-delà de la moitié de la valeur assurée.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

damage ratio, degré de destruction, loss degree, taux de sinistralité rapporté à la valeur

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