Unités de couverture (IFRS 17)
Clé qui répartit la marge de service contractuelle sur les périodes de couverture : quantité de prestations multipliée par la durée attendue, la part de la période allant en résultat.
Un contrat d'assurance emprunteur sur trois ans protège un capital de 100 000 euros la première année et 60 000 la deuxième, le prêt s'amortissant. À combien de service l'assureur a-t-il droit de reconnaître du profit chaque année ? Le paragraphe B119 d'IFRS 17 répond par les unités de couverture. La marge de service contractuelle, à la clôture de chaque période, est répartie à parts égales entre chaque unité de couverture fournie pendant la période et chaque unité attendue pour l'avenir ; la part de la période va au résultat. Une unité tient compte de la quantité de prestations que le contrat apporte et de la durée de couverture attendue, ce qui ne se réduit ni à la durée seule, ni au capital seul. La norme laisse du jugement à l'entité : comment mesurer la quantité pour une rente, pour un contrat d'épargne qui couvre à la fois un décès et un rendement, pour un contrat de cyber qui couvre un risque d'intensité variable ? Elle ne dit pas non plus s'il faut actualiser les unités futures, et les entreprises ont des pratiques différentes, qui font varier le profil de reconnaissance du profit. Le choix pèse sur le rythme du résultat et doit être détaillé dans les notes. L'ajustement pour risque se libère en parallèle selon sa propre logique, et ne passe pas par les unités.
CSM de clôture avant libération : 90. Capital protégé : 100 000 la première année, 60 000 la deuxième, 30 000 la troisième, un seul assuré, donc 190 000 unités au total, en ignorant l'actualisation. Libération de l'année 1 : 90 × 100 000 / 190 000 = 47,4. CSM restante : 42,6. Avec actualisation des unités futures à 4 %, la part de l'année 1 monterait à 48,5 environ.
unités de couverture, coverage units, unités de couverture IFRS 17, clé de libération de la CSM, libération de la marge de service contractuelle
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.