Vision propre du risque
Position documentée d'un assureur sur la distribution de ses pertes, obtenue en validant et en ajustant les modèles externes plutôt qu'en les prenant pour vrais.
La vision propre du risque est ce qu'un assureur tient pour vrai sur ses pertes possibles, après avoir confronté les modèles qu'il achète à ses propres sinistres, aux études d'ingénierie et à la littérature scientifique, et après avoir ajusté ce qui ne résistait pas à l'épreuve. Elle se distingue de la sortie brute d'un modèle commercial, que tout le marché partage et qui, à ce titre, ne donne à personne d'avantage ni d'excuse. Les régimes prudentiels l'attendent sans toujours la nommer : un modèle interne sous Solvabilité II doit être utilisé dans les décisions et non seulement pour le calcul, et l'évaluation interne des risques demande à l'entreprise sa propre appréciation de son profil. Elle est aussi un avantage commercial, puisque le souscripteur qui a une vision propre peut écrire là où les autres se retirent faute de la leur. Son risque est symétrique : un ajustement qui baisse le capital doit être plus solidement prouvé qu'un ajustement qui le relève, d'où l'exigence d'une validation indépendante.
Cas d'école : un réassureur constate sur dix ans que ses sinistres de grêle en Europe dépassent de 40 % ce que prévoit le modèle du marché. Il relève les courbes de vulnérabilité de ses toitures, documente l'écart sinistre par sinistre et le fait valider par une équipe indépendante de la souscription : le chiffre qu'il retient est désormais le sien.
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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