Zone de conflit (aviation civile)
Espace aérien au-dessus ou à proximité d'un conflit armé, où les avions civils risquent d'être abattus par erreur ou délibérément, dont la gestion relève des États, des compagnies et des assureurs de risque de guerre.
Un avion de ligne qui survole une région en guerre s'expose à des systèmes de défense antiaérienne capables d'atteindre son altitude de croisière, opérés parfois par des forces mal entraînées ou non étatiques. L'État survolé reste souverain sur la fermeture de son espace aérien, mais il peut avoir intérêt à le laisser ouvert pour percevoir des redevances. Après la destruction d'un avion de ligne au-dessus d'une zone de conflit en 2014, l'Organisation de l'aviation civile internationale et l'Agence européenne de la sécurité aérienne ont mis en place un partage d'informations sur les zones à risque, sous forme de bulletins qui recommandent d'éviter certains espaces. Pour les assureurs, le risque relève des polices corps-guerre et de l'extension AVN 52, dont les marchés peuvent résilier la couverture avec un préavis de sept jours et fixer des surprimes ou des exclusions géographiques. L'intersection du risque politique et du risque aérien y est directe.
Le 17 juillet 2014, le vol MH17 de Malaysia Airlines a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, faisant 298 morts ; le 8 janvier 2020, le vol PS752 d'Ukraine International Airlines a été abattu par la défense aérienne iranienne peu après son décollage de Téhéran, faisant 176 morts.
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